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Il posto delle fragole

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Il posto delle fragole

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Visioni, revisioni, meditazioni e reazioni ai film visti

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Épisodes optimisés pour la recherche IA :

« Toy Story 5 » et Pixar : technologie, jeu et mémoire du cinéma

2026-06-2023:32Original: IT

The full original transcript remains in IT. No audio playback.

Résumé

Dans cet épisode de *Il posto delle fragole*, le podcast de Roy Menarini, l’animateur propose une lecture critique de *Toy Story 5* et de la place de Pixar dans l’animation contemporaine. Présenté comme un retour réussi après les réserves suscitées par le quatrième volet, le film aborde les effets des appareils numériques sur le jeu et les relations : les écrans peuvent isoler, mais la conclusion du récit ne se contente pas d’opposer les nouvelles technologies aux jouets traditionnels. La perspective avancée est plutôt celle d’une cohabitation entre les médias, où le jeu imaginatif continue de créer des mondes.

L’épisode relie cette idée aux thèmes récurrents de la saga : l’obsolescence des jouets, la croissance des enfants et la formation de familles et de communautés qui ne reposent pas sur les liens du sang. L’« extinction » évoquée dans le film devient aussi l’occasion de réfléchir à la survie du cinéma, régulièrement déclaré en crise et pourtant capable de renaître en intégrant les transformations technologiques. À ce propos, l’animateur rapproche librement *Toy Story 5* de *Resurrection* de Bi Gan, en précisant qu’il s’agit d’un parallèle personnel.

L’épisode examine également l’âge des personnages et des interprètes de la version originale, la distinction entre *game* et *play*, le rôle des animaux et le cadre rural américain. Le jugement d’ensemble est très favorable, tout en reconnaissant des doutes sur la simplicité apparente du discours technologique et sur la capacité réelle du film, mélancolique et réflexif, à séduire le jeune public. L’épisode se termine par des recommandations de lectures italiennes consacrées à Pixar et à la franchise.

Idées principales

01

Une appréciation très positive

L’animateur juge *Toy Story 5* réussi, émouvant et enthousiasmant, capable de relancer la saga autour d’un thème précis. Selon lui, le film aborde les changements technologiques sans s’en tenir à une simple opposition entre écrans et jouets : il imagine plutôt une cohabitation entre anciens et nouveaux médias.

02

De la crise à la renaissance du cinéma

L’animateur interprète l’« extinction » récurrente de la saga comme une image des crises périodiquement attribuées au cinéma. Selon lui, une réponse possible consiste à intégrer les nouvelles technologies au récit cinématographique, tout en préservant la valeur de l’expérience en salle et de la réflexion métacinématographique.

Les principaux enseignements

01

Les écrans comme médiateurs des relations

L’animateur observe que les appareils numériques utilisés par les enfants peuvent se substituer aux jeux avec des jouets et médiatiser les relations avec leurs amis. Il évoque le livre de Francesco Casetti pour discuter également de la fonction protectrice attribuée aux écrans, tout en relevant que, dans le film, cette protection peut se transformer en isolement.

02

Game et play ne désignent pas le même type de jeu

Dans la version originale, le film distingue, selon l’animateur, le *game*, activité ludique délimitée et immédiate, du *play*, jeu plus vaste et imaginatif. Ce dernier peut créer des mondes et des univers, notamment grâce à l’ambiguïté sémantique du mot anglais *play*.

03

Les jouets créent des liens et des communautés

L’animateur décrit les jouets comme des figures entretenant avec les enfants une relation à la fois subordonnée et créative. Leur histoire permet de réfléchir aux familles d’accueil et aux communautés alternatives, ainsi qu’à la croissance et à la perte de la fonction traditionnelle du jouet.

04

Le jeu rend visibles les mondes imaginaires

Selon l’animateur, le film représente visuellement les fantaisies suscitées par l’interaction entre enfants et jouets au moyen de brèves séquences animées, d’allure plus naïve et semblables à des courts métrages. Il les interprète comme des manifestations de la créativité du *play*.

05

Animaux, enfants et jouets forment une triangulation

L’animateur souligne la présence des animaux, qui ne parlent pas mais sont anthropomorphisés dans le jeu. Leurs interactions avec les enfants et les jouets ajoutent de nouvelles configurations au récit, également dans le contexte rural américain décrit dans l’épisode.

Autres propos et discussions

01

L’héritage esthétique et narratif de Pixar

L’animateur rappelle le passage de l’animation traditionnelle à l’animation numérique, un tournant qui ne concerne pas seulement la technologie, mais aussi l’émergence d’une nouvelle esthétique. Il y associe la capacité de Pixar à construire des récits qui réfléchissent aux jouets, aux médias et au cinéma lui-même.

02

Une saga marquée par l’obsolescence

L’animateur interprète la saga comme un récit récurrent de l’extinction des jouets : à chaque fois, la croissance des enfants ou une autre menace remet en cause leur utilité. Il associe cette précarité à la nécessité, pour les jouets, de reconstruire leurs liens affectifs au sein de nouvelles familles.

03

La crise de Pixar reflétée dans l’intrigue

L’animateur propose de lire la crise des jouets comme une possible autobiographie industrielle de Pixar. Il évoque le rôle d’Andrew Stanton, impliqué dans la réalisation, et la tension entre production et statut d’auteur dans la création des films du studio.

04

Un film mélancolique qui s’adresse aussi aux adultes

L’animateur se demande si une œuvre réflexive et crépusculaire peut pleinement toucher les enfants. Il a l’impression que le film parle particulièrement aux parents et, parfois, aux grands-parents, tout en faisant confiance à la capacité de Pixar à ne pas le cantonner à un public de niche.

05

Âge et interprétation vocale dans la version originale

À propos de la version originale, l’animateur remarque que les voix de John Cusack et Tom Hanks portent dans le film les marques de l’âge des interprètes et les met en relation avec la condition de leurs personnages. Il en tire l’idée d’un cinéma qui associe le troisième âge à une histoire destinée aussi aux enfants.

Points de vue controversés

01

La critique des technologies peut sembler simpliste

L’animateur fait état d’une tension dans la réception du film : certains apprécient le nouvel élan narratif et la sensibilité de l’œuvre, tandis que d’autres s’interrogent sur la simplicité apparente de son discours sur les nouvelles technologies. Son interprétation est plus nuancée : il estime que le film aboutit à une idée de cohabitation entre technologies anciennes et nouvelles.

02

La question du public et des résultats reste ouverte

L’animateur exprime une opinion favorable, mais considère que les résultats économiques et la capacité du film à séduire les enfants restent incertains, compte tenu de sa veine nostalgique et réflexive. Il pense que le pari de Pixar fonctionnera probablement, tout en précisant qu’il faudra du temps pour en évaluer les résultats.

Questions et réponses

Quel est le jugement de l’animateur sur Toy Story 5 ?

L’animateur le considère comme un film réussi, émouvant et enthousiasmant, qui défend une thèse précise sur les changements technologiques et le jeu.

Comment le film interprète-t-il le rapport entre jouets et technologie ?

L’animateur estime que le film ne se contente pas de condamner les appareils : après un début qui peut sembler technophobe, il développe l’idée d’une cohabitation humaniste entre anciens et nouveaux médias.

Que signifie la distinction entre game et play dans l’épisode ?

L’animateur décrit le *game* comme un jeu délimité et orienté vers la satisfaction immédiate, tandis que le *play* est une forme plus vaste et imaginative, capable de créer des mondes.

Quel parallèle cinématographique l’animateur propose-t-il ?

Il rapproche *Toy Story 5* de *Resurrection* de Bi Gan autour du thème de l’extinction et de la renaissance du cinéma, en précisant qu’il s’agit d’une association personnelle, et non d’une équivalence littérale.

À qui Toy Story 5 semble-t-il s’adresser particulièrement ?

L’animateur pense que le film est surtout destiné aux parents et, dans certains cas, aussi aux grands-parents, mais estime que Pixar a cherché à éviter une proposition réservée à une niche générationnelle ou cinéphile.

Thèmes et domaines

  • Il posto delle fragole
  • Toy Story 5
  • Pixar
  • Animation numérique
  • Jeu et imagination
  • Appareils numériques et enfance
  • Histoire du cinéma
  • Andrew Stanton
  • Resurrection de Bi Gan
  • Critique cinématographique italienne

Propos originaux traduits

“Toy Story 5 est un film extrêmement réussi, émouvant, bouleversant”

“Le cinéma est considéré comme mort depuis sa naissance”

Transcription originale complète

IT · 33 segments · original

Transcription originale complète · 23:29

0:00Speaker A

Buongiorno a tutti, ben ritrovati al Posto delle Fragole, il podcast di Roy Menarini che fa parte del Roy Menarini Universe ed è ascoltabile sia su Spotify sia su Spreaker sia attraverso roymenarini.it e sostanzialmente in buona parte dei depositi di podcast che ci sono in Italia. Parliamo oggi di Toy Story 5, un film molto atteso da grandi e piccini come si suol dire, il ritorno di un franchise, di una serie saga estremamente famosa che compie tra l'altro poco più di 30 anni, perché il primo Toy Story era del 1995.

0:40Speaker A

E in generale questa saga ha fatto un po' la storia dell'animazione per vari motivi, inutile dirlo, fin troppo banale spiegarlo. Si tratta di un passaggio epocale grazie alla Pixar da un certo tipo di animazione tradizionale a un'animazione digitale che non fosse solo però trionfo della tecnologia, bensì anche una nuova estetica dell'animazione, quindi la fondazione di una iconografia dell'animazione digitale unita poi alla capacità unica della Pixar, poi successivamente acquisita dalla Disney, di costruire dei racconti che siano anche delle meta riflessioni intorno all'oggetto mediale, intorno al prodotto giocattolo, intorno in fondo al cinema stesso, al cinema per bambini stesso, che si specchia vecchia all'interno dei, dei miti, delle storie, delle favole modernizzate che vengono narrate dalla Pixar.

1:38Speaker A

In particolare trovano proprio nell'oggetto giocattolo di Toy Story un luogo di elaborazione molto importante. Non è certamente l'unico film che si occupa di giocattoli, sia in senso orrorifico, sia in senso drammatico, sia in senso più fantasioso. Qualcuno ricorderà Untoys con Robin Williams, ma basta ricordare anche anche un piccolo grande film sottovalutato secondo me dell'opera di un gigante del pensiero fantastico hollywoodiano che è Joe Dante.

2:11Speaker A

Mi riferisco a Small Soldiers, cui secondo me qualcosina deve anche questo Toy Story 5. Chissà se ho ragione di pensarlo e se gli autori di Toy Story 5 hanno ricordato questo piccolo e un po' marginalizzato, almeno nella memoria cinefila, film di Joe Dante. Detto questo, cosa succede dopo 31 anni? Toy Story è ancora una saga in grado di dirci qualcosa? È un film che stancamente porta avanti il franchise, un po' come si era sospettato nel 2019, 7 anni fa, quando è uscito Toy Story 4, molto deludente?

2:50Speaker A

Oppure è un film in grado insomma di rilanciare con una riflessione adeguata a quello che richiedono i tempi l'arte animata della Pixar, che non è certo in una situazione di euforia industriale narrativa e di capacità di fondare nuovi miti come era 20 o 30 anni fa. La risposta secondo me, molto fortunatamente, è la seconda, cioè che Toy Story 5 è un film estremamente riuscito, commovente, emozionante, un film che ha tutti i tasselli al posto giusto, ma che soprattutto ha un partito preso sulle cose da raccontare piuttosto preciso.

3:34Speaker A

L'obiettivo è quello di narrare gli sconvolgimenti della tecnologia che hanno stravolto ovviamente il mondo del giocattolo, portando i ragazzini a interagire per lo più con device, che è la parola più utilizzata all'interno del film. Io l'ho visto in originale, cosa su cui tornerò perché impone in questo senso una riflessione. Lo dirò poi, dirò poi perché. Questi device appunto, che in forma di tablet, in forma sia pure di schermo adeguato dal punto di vista del design dell'oggetto, del design alla fruizione infantile, è in mano alle giovani protagoniste del film e che sostituisce il lavoro col giocattolo, il gioco col giocattolo, e aliena in qualche modo anche il rapporto umano con le amiche e gli amici che viene mediato quindi attraverso gli schermi, il che fa un po' pensare anche all'ultimo libro di Francesco Casetti, un libro teorico molto interessante che si chiama Schermare le paure, che molti di quelli che mi ascoltano avranno sicuramente letto, e che è un film che appunto— scusate, un libro che ipotizza come tutti questi schermi

4:47Speaker A

contemporanei abbiano in fondo la funzione anche di proteggerci dal mondo, di metterci al riparo da certi rischi che la ipercontemporaneità porta con sé in un mondo atomizzato, frantumato, bellico e altro ancora. Ecco, Toy Story 5 sembra dar ragione al libro di Casetti, perché questi schermi onnipresenti e donati alla protagonista, è quello che è l'innesco della storia, non fanno altro appunto che in verità alienare il rapporto con le altre persone.

5:22Speaker A

Per una persona molto timida sembra essere l'ideale, ma poi si nasconde nel suo esatto contrario. Il film poi, ma non voglio spoilerare troppo, prosegue attraverso una messa in discussione di questi nuovi device, una capacità dei vecchi e stracciatissimi giocattoli di mostrare la loro capacità di costruire mondi, di creare narrazioni, di alimentare fantasie. E quindi poi successivamente c'è un po' il cuore del discorso di Toy Story 5, che parte con l'essere tecnofobo, quasi luddista, e dall'altra parte invece sviluppa poi un pensiero che è molto più coerente ovviamente con la Pixar, che delle nuove tecnologie è stata la regina, di, come dire, integrazione umana e umanista delle vecchie e delle nuove tecnologie, una sorta di convivenza mediale tra vecchie e nuove tecnologie, che è l'utopia messa in scena, realizzata da Toy Story 5.

6:23Speaker A

Del resto, se non si mettono in scena le utopie in un film di animazione, non si vede quando si dovrebbero mettere in scena le utopie. E questo è anche un po' il tema di discussione al momento della ricezione critica del film, che da una parte elogia l'aspetto del rilancio narrativo, della sensibilità con cui il mondo dei personaggi di Toy Story viene tratteggiato e anche la commozione che portano certe scelte dei bambini e del loro passare del tempo, perché vediamo anche bambini cresciuti, ex bambini che hanno creato famiglie, insomma tanto altro ancora, e dall'altra parte anche invece qualche sopracciglio alzato nei confronti di un certo semplicismo apparente di fondo di questo discorso della Pixar nei confronti delle nuove tecnologie.

7:12Speaker A

Eppure secondo me in verità si tratta di un lavoro molto coerente da questo punto di vista con quelli precedenti. Innanzitutto c'è la vertigine dell'identità del giocattolo che ancora una volta è legata alla sua estinzione. È come se Toy Story non facesse altro che raccontare l'estinzione dei giocattoli. Ogni volta c'è qualche minaccia. Ogni volta c'è o la crescita della persona che torna anche qui, che mette in crisi l'utilità del giocattolo, che sembra, come dire, essere inevitabilmente portato a un'infinita adolescenza sua, ma sempre con foster families, cioè in qualche modo con delle famiglie affidatarie con cui devono ricostruire ciascuna volta il loro rapporto emotivo.

8:00Speaker A

È un rapporto di, come dire, subalternità, e allo stesso tempo però è anche un grande rapporto di stimolo alla creatività e di costruzione di famiglie non di sangue, no, di famiglie alternative, di comunità utopistiche. Ed è una cosa appunto che si specchia poi anche nella comunità realizzativa della Pixar, nel lavoro tra produzione e autorialità, che è una tensione c'è molto forte nella Pixar. Infatti poi dobbiamo sempre cercare di capire quanto apportino i singoli registi all'interno di quello che si pensa come una macchina del pensiero infantile che è tutta la Pixar.

8:42Speaker A

Lo dico perché in questo caso alla regia compare qualcuno che non c'era mai stato, come Andrew Stanton, che è stato importante per tanti altri film di animazione, come ben noto, ma anche per la scrittura di altri capitoli, la produzione di altri capitoli, che qui prende in proprio, in coregia in verità, ma sostanzialmente in proprio la direzione del film. Segno appunto che il tema è molto, è molto sentito e probabilmente anche va considerato una specie di autobiografia industriale della Pixar che attraverso la crisi dei toys in Toy Story 5 in fondo racconta anche un po' della propria crisi.

9:26Speaker A

Ecco, a un certo punto il personaggio del dinosauro urla, estinzione? No, ancora una volta! Il che fa molto ridere la sala piena di persone che stanno vedendo il film, perché l'ironia è sul fatto che i dinosauri abbiano paura di estinguersi di nuovo proprio nel momento in cui, almeno come giocattoli, possono abitare il mondo moderno. Però ecco, oltre alla battuta fine a se stessa che dura mezzo secondo, bisognerebbe chiedersi se questa battuta non abbia un po' a che fare ancora una volta con la lettura allegorica del film.

10:05Speaker A

Questa estinzione è l'estinzione dei giocattoli? È l'estinzione dei dinosauri? O è ancora una volta l'estinzione del cinema e del cinema di animazione in particolare? Ancora una volta il cinema si estingue. E qui sembra venir fuori quasi un parallelo, mi rendo conto quanto fantasioso da parte mia e assurdo dal punto di vista logico, ma un parallelo cinefilo che potremmo fare tra Toy Story 5 e Resurrection di Bi Gan, il capolavoro del cinema cinese distribuito nelle scorse settimane, sia pure in poche sale, che è un film eccezionale perché racconta appunto con un titolo come quello, La resurrezione dell'immagine cinematografica, in un mondo però, quello raccontatoci da B.

10:53Speaker A

Gunn, nel quale il cinema non esiste più e sono solo alcuni deliranti, come vengono chiamati, alcuni sognatori che si rifugiano in quello che non è più nemmeno onirismo, ma è un onirismo strutturato secondo l'immaginario cinematografico, in particolare secondo l'immaginario cinematografico del Novecento. E Resurrection significava appunto risorgere ogni volta, e addirittura all'interno dello stesso film. È un film incorniciato da sale che bruciano, pellicole che si dissolvono, vampiri che si bruciano al sole, figure che attraversano un mondo spettrale e magico e primitivo, e quasi da cinema delle origini.

11:38Speaker A

Ripeto, una cornice all'interno delle quali 3 film si passano di volta in volta, del testimone con qualcuno che invece che morto è svenuto e si risveglia ogni volta in un film diverso. E questa in fondo, in un film di morte del cinema, è una resurrezione interna 3 volte, no? Una cosa anche un po' cristologica all'interno appunto di Resurrection. Ebbene, al di là di questo volo pindarico mio, in fondo Toy Story 5 ci dice che ci si estingue continuamente, si rinasce continuamente.

12:12Speaker A

Il cinema è dato per morto fin dalla sua nascita, fin da quando i Lumière dissero che era un'invenzione senza futuro, e poi è stato dato per morto all'arrivo del sonoro, e poi è stato dato per morto all'arrivo del colore, poi è stato dato per morto all'arrivo della televisione, poi all'arrivo di internet, poi all'epoca delle piattaforme, del digitale, quella in cui ci troviamo. E l'unico modo di rispondere a questa extinction again è quella di costruire dei film che integrino l'elemento narrativo delle nuove tecnologie e quindi delle piattaforme extracinematografiche con il carisma del film in sala, del cinema per tutta la famiglia, in questo caso del grande pubblico, e sempre con una riflessione metacinematografica, in generale anche metateorica, che sta all'interno dei Toy Story e che torna ad essere tale in Toy Story 5 dopo una fase certamente, o un episodio interlocutorio come Toy Story 4 e come lo spin-off anche che è stato dedicato a Buzz Lightyear, anch'esso sia pur interessante come tentativo, decisamente fallimentare.

13:25Speaker A

Quindi era importante per la saga di Toy Story riprendere in mano le fila dopo i primi, la prima trilogia eccezionale, in particolare il primo e il terzo, ma assolutamente anche il secondo di tutto rispetto, un Toy Story 3 che rimane la vetta assoluta di questa pentalogia dei giocattoli. Quindi opinione assolutamente positiva, ma entrando un po' meglio nel film c'è anche un elemento molto interessante in più, ed è probabilmente che questo è un film fatto da persone non giovani.

14:01Speaker A

E non voglio usare la parola anziano, forse solo perché sono abbastanza vicino a quella generazione di autori. Stiamo parlando comunque di un regista che è ultra sessantenne, di una Pixar che sta andando avanti da alcuni anni, molti anni all'interno del mondo dell'animazione, di un produttore che è Pete Docter che a sua volta si avvicina ai 60 anni. Abbiamo una sessantaquattrenne che doppia Jesse e si sente tutto. Ed ecco che torno quindi alla versione originale, perché la voce di Jesse, ovvero John Cusack, è una voce impastata, quasi arrochita, che porta con sé chiaramente le ferite e i segni dell'età.

14:52Speaker A

E non parliamo poi di Tom Hanks, che da settantenne dà ancora la voce a Woody, il quale non solo è a sua volta una voce antiana, una voce, come dire, di una persona che ha superato appunto adesso i 70 anni, ma su cui si gioca molto. Si parla di old guy all'interno del film perché manda degli scintilli, acceca coloro che gli stanno intorno con un riflesso, perché ha quella che chiameremmo in gergo una chierica, cioè sostanzialmente ha pochi capelli al centro della testa che fanno riflesso a quelli che gli stanno intorno, e poi anche una pancetta che cerca di tenere dentro stringendo il petto e stringendo la cinghia in tutti i sensi.

15:40Speaker A

E quindi insomma questo Woody in carta pecorito, con questa voce a sua volta abbastanza insomma fragile ormai di Tom Hanks, insieme a quella di John Cusack, mettono Woody e Jessie insomma in una situazione che va persino al di là del loro ruolo diegetico finzionale di vecchi giocattoli all'interno di un mondo che sta facendo tutt'altre scelte. E quindi ancora più forte questa idea di cinema della terza età che paradossalmente si sposa al cinema per bambini.

16:15Speaker A

Quindi io parlo nel momento in cui sono le prime ore di sfruttamento del film, che è partito bene, ma non so appunto dal punto di vista economico quelli che saranno i risultati finali, parziali, medio termine e finali di Toy Story 5. Sono molto curioso di capire appunto se un discorso così profondo, così nostalgico, in qualche modo passatista, con questo canto crepuscolare che ci riporta a certi Eastwood crepuscolari della seconda parte della carriera del cineasta americano sia un film in grado di conquistare così tanto i bambini.

16:53Speaker A

Io penso di sì, penso però allo stesso tempo che Toy Story 5 sia ancora di più un film fatto per i genitori. Non dico neanche per i fratelli maggiori, ma dico proprio per i genitori. Oso dire in alcuni casi persino per i nonni di certi nipotini che sono in sala a vedere il film, a godersi il film. E mi chiedo appunto se un film così riflessivo se un film così melanconico abbia tutti gli elementi appunto per sfondare completamente.

17:22Speaker A

D'altra parte penso che la Pixar sia sufficientemente intelligente per non aver, come dire, sacrificato questo attesissimo quinto episodio a un consumo di pura nicchia o cinefila o anagrafica. Quindi penso che alla fine avranno avuto ragione nella loro scommessa. Anche se ripeto i conti li faremo solo alla fine, ma d'altra parte ammiro molto, e non solo per vicinanza anagrafica, anche se i miei anni sono un po' minori di quelli dei protagonisti, ammiro molto questa idea di fare un film sulla vecchiaia, di riconvertire quella che era l'obsolescenza del giocattolo abbandonato, che è un po' il tema di Toy Story Tutto, all'interno di una riflessione veramente sul rischio di una civiltà che cambia, sul rischio di un'antropologia che si modifica.

18:15Speaker A

Ecco, non so com'è il doppiaggio italiano. All'interno della versione originale c'è un discorso altrettanto teorico che viene fatto da Jesse e che spiega la differenza tra play e game, e dice sostanzialmente ad alcuni dei device di Mad— perché la cosa interessante di Toy Story 5 è che non ci sono solo le nuove tecnologie digitali, ma ci sono anche delle tecnologie informatiche di mezza generazione, di quelli che hanno traghettato il giocattolo di pezza alla situazione che sappiamo oggi, come giusto che sia, perché sennò sarebbe un'opposizione troppo, troppo manichea e storicamente inattendibile.

18:58Speaker A

Ecco, dicevo, con loro, con questa generazione di mezzo di device, già si spiega, c'è la differenza tra game, che è un puro gioco, che finisce in se stesso, che ha la soddisfazione dell'immediato ludica, e dall'altra parte invece del play. Play naturalmente sappiamo bene quanto in lingua inglese voglia anche dire recitare, voglia anche dire tante altre cose, abbia quindi una valenza ampia dal punto di vista semantico, e quindi in questo play, in questo giocare, un giocare fantasioso, un giocare più ampio, che crea mondi, che genera gli universi.

19:36Speaker A

Tanto è vero che in Toy Story 5 li vediamo questi universi, perché quando c'è l'interazione tra giocattolo e umano questi mondi si creano e li vediamo come se fossero dei piccoli cortometraggi disegnati più ingenuamente, quasi carta e penna, che danno vita a questi spin-off che sono nient'altro che la creazione mentale del play, no, della creatività. Della creatività del gioco. Si aggiunga inoltre, e vado a concludere, che c'è anche un ruolo degli animali che forse non era così preminente nei Toy Story precedenti, ed è un ruolo interessante perché gli animali non parlano ma vengono antropomorfizzati all'interno del gioco.

20:21Speaker A

Quindi tutti i personaggi, sia i giocattoli che interagiscono con gli animali in maniera piuttosto interessante, dal punto di vista filosofico del non umano, e anche i giovani umani che hanno degli animaletti in casa, che vivono in case di campagna, come la coprotagonista che vive in una casa di campagna con dei maiali, con dei cavalli e così via, che rappresenta un po' l'America rurale all'interno di questa rappresentazione della comunità statunitense che fa Stanton con Toy Story 5.

20:53Speaker A

Ecco, Sono tutte triangolazioni: bambino, animale, giocattolo, che danno vita a degli ulteriori interessanti configurazioni all'interno di questo racconto, visto che gli animali sono così importanti nell'immaginario dei bambini, nell'immaginario infantile, con a capo di tutti ovviamente gli animali della Disney, che come è noto vengono omaggiati anche da Disclosure Day. Di Steven Spielberg in una maniera sublime da un certo punto di vista.

21:25Speaker A

Quindi insomma i dati di interesse di Toy Story 5 sono davvero tantissimi, è un gran bel film che io consiglio caldamente. Consiglio anche come bibliografia i libri di Christian Uwe dedicati in generale all'animazione, ma anche un fondamentale Il sistema Pixar uscito qualche anno fa per capire la filosofia industriale e la rifondazione estetico-narrativa della Pixar, la sua capacità insomma di essere uno specchio dei tempi e un discorso metateorico in atto di film in film.

22:02Speaker A

E anche sempre di Uva, una recente monografia sul primo Toy Story, in generale sul franchise di Toy Story. Quindi insomma è sicuramente un'area ben presidiata, ben studiata anche dagli studiosi italiani, questa di Toy Story, e proprio sulla scorta di queste letture che possiamo apprezzare ancora di più Toy Story 5, che rilancia e riapre un'animazione che certo è un'animazione che fa riferimento a un sequel, e sappiamo quanto la Pixar talvolta inciampi un po' nei sequel quanto a sfida creativa, quanto a originalità, e quanto sia invece attesa molto più spesso a fare cose interessanti con i prototipi, ecco, con i numeri 1 dei film, come fu per Coco, che era bellissimo qualche anno fa.

22:54Speaker A

Però ecco, invece rispetto ad altri sequel come Gli Incaldividi, per esempio, secondo me sequel tutt'altro che indimenticabile, ecco, Toy Story 5 è in verità un gran bel film. Come, come stavo dicendo, è pieno di questioni da affrontare da tanti, tanti punti di vista. Mi fermo qui, vi ringrazio per l'attenzione. Attenzione. Vi do appuntamento al prossimo episodio del podcast, o in generale alla Roy Menarini Universe, che potete trovare su roymenarini.it, oppure alla newsletter che si chiama Baci Rubati e che trovate su Substack.

23:28Speaker A

Un saluto a tutti da Roy Menarini.

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